Le contrat contre les accidents

Le contrat contre les accidents

Les assurances de nos jours font croire que leur produit est un produit contre les accidents. En tapant “contrat contre les accidents” dans Google voici les résultats:

Contrat contre les accidents

Contrat de prévention

C’est donc le contrat d’assurance qui s’affiche au lieu du contrat de prévention. C’est donc une erreur de compréhension des robots de Google. Le “en cas d’accident” comme indiqué dans les résultats de recherche diffère de “contre les accidents”. En cas d’accident il n’y a que des inconvénients, sans parler des indemnités qu’on n’est pas sûr d’obtenir car l’expert d’assurance doit définir la responsabilité des auteurs de l’accident.

Pourquoi un contrat de prévention ?

L’avantage essentiel, outre l’intérêt humain relatif à la diminution du risque d’accidents du travail, de maladies professionnelles et à l’amélioration des conditions de travail, réside dans le versement par une entreprise d’une avance sur les dépenses tant en investissements matériels qu’immatériels nécessaires pour atteindre les objectifs du programme de prévention prévu. Ces aides financières demeurent acquises à l’entreprise.

Que doit contenir ce contrat de prévention ?

Il doit comporter des objectifs de moyens :

  • l’analyse et le diagnostic pour définir les mesures à prendre,
  • la réalisation de ces mesures.

Il doit également indiquer des objectifs de résultats, quant à :

  • l’abaissement des valeurs d’exposition aux nuisances (maladie professionnelles),
  • l’amélioration de la sécurité d’utilisation des machines.

Il doit enfin contenir des objectifs d’actions, tels que :

  • l’information, la sensibilisation, la formation de l’encadrement et des salariés.

Ces objectifs nécessiteront que l’entreprise envisage des investissements tant matériels qu’immatériels, lesquels devront être évalués, chiffrés et être portés au contrat.

Le contrat de prévention doit donc prévoir un programme global détaillé, personnalisé de prévention adapté aux particularités de l’entreprise, s’inscrivant parfaitement dans les grands axes définis dans la convention d’objectifs nationale ou régionale.

La prévention regroupe toutes les dispositions prises pour empêcher l’apparition, l’aggravation ou l’extension d’un danger, d’un risque, d’un accident, d’une maladie ou, plus généralement, de toute situation (sanitaire, sociale, environnementale, économique, etc.) dommageable comme une épidémie, un conflit, une catastrophe, une crise. Agir avec une attitude de prévention consiste donc à :

mettre en œuvre des mesures pour réduire, parfois jusqu’à supprimer, les conditions et donc la probabilité de survenue d’un événement incertain et aléatoire ;

augmenter la résilience économique ou communautaire en anticipant les mesures permettant de mieux combattre les conséquences d’un « sinistre » ;

assurer une prestation, souvent financière, avant la survenance d’un événement accidentel auprès d’un individu, d’une association ou d’une entreprise, en échange de la perception d’une cotisation ou prime. Par extension, la prévention est alors le secteur économique assurantiel qui regroupe les activités de conception, de production et de commercialisation de ce type de service. On l’appelle aussi Prévention dommage.

Les avantages d’éviter un accident sont nombreux:

  1. C’est une économie car on évite des frais médicaux et d’autres frais qui ne seront pas pris en charge par les assurances.
  2. Pour les croyants, seul Dieu sait comment on est jugé lorsqu’on cause un accident. Il vaut donc mieux éviter les accidents.
  3. La prévention est un enjeu considérable quand on sait qu’en cas d’accident les assurances restent improbables.
  4. Une vie épargnée vaut mieux qu’une vie blessée ou meurtrie. Les remords en cas d’accident restent à vie et même après la vie pour les croyants.
  5. Des services financiers de prévention sont prévus par MDF pour financer l’achat, la maintenance et l’entretien des objets dangereux, ceci afin d’éviter les accidents. Actuellement les adhésions sont peu nombreuses pour se permettre des services financiers. On peut éviter les accidents par l’information aussi.

N’hésitez pas à prendre le contrat métallique qui est un contrat de prévention. 

GROUPE MDF

Les comportements humains font suite à une prise de décision (si l’on excepte les réflexes). Cette prise de décision s’appuie en général sur une analyse plus ou moins consciente de type « coût/gain » (dans le sens large et non pas financier), ou plutôt coût estimé/gain attendu, le coût estimé et le gain attendu étant plus ou moins éloignés des coûts et gain réels.

Hors comportements à risque volontaire, la personne qui décide de prendre le risque le fait car à son avis le bénéfice (gain) vaut le risque couru (le coût étant ici la probabilité et la gravité de l’éventuel accident). Si le comportement est à risque, c’est précisément que l’estimation faite par la personne est fausse, il ne s’agit pas d’une analyse rationnelle mais d’a priori, d’idées reçues, d’impressions.

Exemple d’un conducteur qui a l’impression qu’en accélérant au-delà de la limite de vitesse, il arrivera plus tôt à sa destination tout en n’augmentant pas le risque d’accident. L’estimation du gain (de temps) et du coût (risque d’accident) sont tous les deux faussés.

De même, le respect d’une mesure de sécurité est une contrainte (un coût) qui apporte une protection (gain). Si une personne ne respecte pas une consigne de sécurité, c’est qu’à son avis, la protection apportée ne justifie pas la contrainte.

Exemple du cycliste qui a l’impression que le port du casque est contraignant (chaleur) et n’est pas nécessaire (la vitesse est faible comparé aux motocyclettes). Là encore, l’estimation du gain (protection contre les traumatismes crâniens) et du coût (casque supposé inconfortable) sont faussés. L’estimation du risque est souvent faussée par des idées reçues. Ce décalage entre l’estimation et la réalité peut avoir plusieurs causes, notamment :

la gravité perçue d’un accident ; l’horreur ressentie d’une situation va augmenter l’importance réelle du risque ; par exemple, les accidents d’avion apparaissent particulièrement mortels et d’autant plus choquants qu’on s’identifie aux victimes ; pourtant, le risque est faible (le nombre de morts dans le monde est dix fois inférieur au nombre de morts sur la route en France) et fumer conduit à une probabilité bien plus élevée d’agonie par cancer du poumon plus longue et plus douloureuse que celle-ci) ;

S’ajoute à ceci un renforcement par la résonance des médias qui peuvent par exemple renforcer l’impression d’insécurité quand ils relatent des homicides, alors que ceux-ci ne représentent en France qu’environ 400 morts par an (0,7 décès pour 100 000 habitants contre 17,5 pour les suicides et 12,9 pour les accidents de la route).

Par ailleurs, le risque estimé est comparé avec un « risque acceptable » : étant évident que le « risque zéro » n’existe pas d’une part, et d’autre part qu’un bénéfice ne peut s’acquérir qu’en courant un risque, chaque personne évalue implicitement un risque acceptable, qui est le danger qu’elle accepte de courir, l’accident qu’elle trouve normal de subir, par exemple comme sanction d’échec ou fatalité. Cette notion de risque acceptable comporte des dimensions sociales et psychologiques. Par exemple, pour un grand nombre de citoyens français, les accidents de la route sont acceptables alors qu’ils causent de nombreux morts et que l’on peut agir par un comportement individuel ; à l’inverse, une inondation sur laquelle on ne peut agir et qui fait peu de victimes paraît inacceptable.

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